Hors-série n° 2

Hors-série n° 2 du magazine Spirale, «Femmes et violence de masse», co-dirigé par Nadia Myre et Jean-Philippe Uzel.

90 pages
Langues : français et anglais
Illustrations
20 $

Disponible en librairie le 25 février 2019.

Avec les contributions de Nahka Bertrand, Julie Bruneau, Natasha Kanapé Fontaine, Agustina Isidori, Tina Lam, Emanuel Licha, Niki Little, Caroline Monnet, Meky Ottawa, Sylvie Paré, Christiane Pelchat, Sandrine Ricci, Leanne Betasamosake Simpson, Becca Taylor, Élisabeth Vallet et Lucía Vergel.

Si tous les groupes humains sont touchés par la violence à grande échelle, les femmes la subissent sous des formes spécifiques, comme en témoignent les assassinats systémiques des femmes et des filles autochtones en Amérique du Nord et en Amérique latine, ou encore les nombreux conflits armés (Syrie, Lybie, Birmanie, entre autres) dans lesquels le viol est érigé en arme de guerre. Les deux phénomènes peuvent d’ailleurs se recouper puisque l’un des tout premiers féminicides à avoir été qualifié et documenté comme tel en Amérique est celui ayant été perpétré contre les femmes mayas durant la guerre civile guatémaltèque au début des années 1980. Cependant, les femmes ne sont pas seulement les victimes de la violence de masse, puisqu’elles sont aussi les premières à témoigner et dénoncer pour faire barrage à cette violence. Ce numéro hors-série regroupe des articles et des projets visuels qui décrivent et analysent la violence de masse liée au genre. Il s’agit de réfléchir sur la manière de représenter cette violence et d’en témoigner, d’autant plus qu’elle est bien souvent rendue invisible et inaudible par le patriarcat, le colonialisme, les intérêts politiques en présence ou l’impéritie de l’État.

Ce deuxième numéro hors-série de Spirale, publié sous la direction de Nadia Myre et Jean-Philippe Uzel, s’inscrit dans le projet Topographies de la violence de masse. Prenant comme point de départ deux expositions présentées au Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) du 16 février au 14 mai 2017 – Emanuel Licha : Et maintenant regardez cette machine et Teresa Margolles : Mundos, les activités du projet Topographies de la violence de masse ont porté sur les phénomènes de violence de masse et sur la façon dont ceux-ci sont intrinsèquement liés aux territoires et aux lieux où ils sont perpétrés, mais aussi aux dispositifs spatiaux et architecturaux qui les médiatisent.